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Alexandra
Loumpet-Galitzine, Université de Yaoundé I Résumé Les objets dits « primitifs » ont été progressivement personnalisés depuis vingt ans et ont acquis une vie sociale propre. Leurs lieux d’exposition sont présentés comme des « terres d’accueils »et ils peuvent être « rapatriés ». Fréquemment substitués aux migrants, dont ils constituent la part positive, intemporelle et non conflictuelle, ces objets et se trouvent au sein d’une dialectique d’humanisation - déshumanisation.
Aborder les objets sous l’angle de l’exil implique de revisiter
les notions d’origine, les modes de réception, les changements
de signification et de pratiques discursives selon les contextes géographiques
et idéologiques. Les temporalités parallèles des
objets seront abordées au travers du destin du trône du
roi bamoun Njoya (vers 1860-1933), objet « offert » à
l’empereur Guillaume II, mais aussi symbole des temporalités
conflictuelles auxquelles fit face le roi, figure emblématique
du héros africain, lui- même mort en exil. Abstract « Primitive » objects have been gradually personalized in the last twenty years and have acquired a social life. The places where they are exhibited are presented as “sites of welcoming” and they also can be “repatriated”. Frequently substituted for migrants, of which they constitute the positive, timeless and non conflictual share, they are embodied within a dialectical paradigm of humanization – dehumanization. To approach the exile of objects implies to revisit the notion of origin, modes of reception, changes of significance and discursive practices according to geographical and ideological contexts. Parallels Temporalities of the objects will be approached through the destiny of the Royal Bamoun throne, not only as an object “offered” to the emperor Guillaume II, but also as a symbol of conflictual temporalities faced by the Bamun king Njoya (about 1860 - 1933), emblematic figure of the African hero, who died himself in exile. |
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